Le zérotoutrond est parfait, il a réponse a tout. Le zéro lui tient lieu de tout.
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| Ô que c’est un doux et mol chevet, et sain, que
l’ignorance et l’incuriosité, à reposer une tête bien faite !
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Chanson :
Le royaume des chats c'est pas bien Parce que y'a que des miaou miaou Et y'a pas de ouaf ouaf Et y'a pas de cui cui.
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Le zérotoutrond
est inutile
comme la littérature, comme les bruyantes manifestations d'indignation,
mais il est à peine moins élégant qu'une très vieille dame fumant des Gitane sans filtre.
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Les zérotoutronds aiment les œuvres inachevées, ainsi que les moments suspendus. Il arrive parfois, aux alentours de 00 h 00, qu'un Z. se glisse avec agilité dans une seconde plus accueillante que les autres, et qu'il s'y installe pour toujours. Personne ne pleure sa disparition.
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| On ne peut pas loger n’importe quel mot dans la tête d’un zérotoutrond. Un mot par trop vulgaire ou exagérément insipide (le mot “sympa” en est une bonne illustration), s’il parvenait par accident à se faufiler jusqu’au tympan, pourrait avoir des effets désastreux (et dans les cas les plus graves provoquer une surdité aussi complète qu'irréversible). Mais les zérotoutronds ne veulent pas risquer d’en arriver à de telles extrémités, car ils ne veulent pas renoncer aux chansons de Nick Drake ou de Bertrand Belin . Non plus qu’à la musique du vent dans les feuilles d’aubépine. Ils ont par conséquent dû imaginer un système très sophistiqué de filtres auditifs capables de sélectionner les sons en temps réel, dont ils munissent leurs oreilles dès la naissance. Parmi ceux qui sont ainsi refoulés sans ménagements chaque fois qu’ils se présentent on trouve par exemple le mot “optimisme” (même si l'issue devait être heureuse, les cadavres ne se relèveront pas), le mot “méthodologie” (quelle méthode ? pour faire quoi ?), et mille autres encore. Certains sont au contraire les bienvenus : le mot “errer” fait partie de ceux-là, tout comme le mot “Jack Kerouac”. Quant à leurs vocables favoris, ils peuvent être littéralement aspirés depuis une distance de cinq li environ. “Chagrin” et “ravissement” appartiennent à cette dernière catégorie, au même titre bien sûr que le “fantôme” auquel ils ont très souvent recours, drogue puissante dont ils font des comprimés qu’ils aiment rouler longuement sous la langue, capable de guérir des maux même les plus profonds. | Je ne fais pas grand-chose contre le démon : j'écris et, levant les yeux parfois de ma page, je vois la lune avant qu'il fasse clair. |
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Sa langue rencontra quelque chose de dur. J'ai la fève, s'écria Crab naïvement — c'était l'hameçon.
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